2 juin 2016

Histoire de TREVIERES

TRÉVIÈRES DANS L‘HISTOIRE

 

Trévières n‘apparait pour la première fois dans un texte qu‘en 1198.
Pourtant, il est possible qu‘elle soit née en tant que paroisse plusieurs siècles auparavant, peut-être dès l‘époque mérovingienne.
L‘ancienneté de ses « patrons », saint Exupère, premier évêque de Bayeux, et saint Aignan, mort vers 453, permet de le supposer.
A l‘époque féodale, le territoire de Trévières est constitué de plusieurs fiefs, dont aucun n‘occupe le premier plan sur l‘échiquier politique.
Anciennement possession des vicomtes de Bayeux, devenus comtes de chester après la conquête, Trévières est le siège de plusieurs familles de renom assez médiocre: les De Trévières dont le nom s‘éteint à la fin du XIIIe siècle; les d‘Escageul, seigneurs de la Ramée; les Méhérant, dont les biens s‘étendaient sur Mandeville et Rubercy.
Quant à la cure, elle est, de1284 à 1681, à la nomination de l‘abbé de Montebourg!
Pendant la guerre de cent ans, le fort de la Ramée est longtemps un repaire d‘Anglais pillards, qui nven sont délogés qu‘en 1365, après avoir rançonné la contrée pendant plusieurs années.
Puis Trévières est, avec toute la Normandie, occupée par les Anglais (1418-1450).
Il est amusant de noter que le fief de la Luzerne ainsi que le moulin de Bosc (beau-moulin actuel) sont alors donnés à Sir John Ffastoff, capitaine de Caen, qui devait servie de modèle au Fastaff de Shakespeare (dans Henri IV et les joyeuses commères…).
En 1450, les troupes Bretonnes du Connétable de Richemont stationnent à Trévières dans leur marche vers Formigny : la rue de bretons rappelle ce passage.
Au XVIe siècle, Trévières sous l‘influence des Bricqueville, seigneurs de Colombières, donne assez largement dans la réforme.
Les Protestants y ont même un Temple, dont le modeste bâtiment à l‘angle de la rue des Bretons et de la rue de la Gloriette serait le vestige.
Jusque vers 1685 (révocation de l‘édit de Nantes), Trévières est à la tête d‘une petite communauté réformée qui aurait compté plusieurs centaines d‘âmes.
A la fin du XVIIe siècle, Claude Pellot, premier président du parlement de Normandie, entreprend d‘acquérir à Trévières un ensemble de terres susceptible de convenir à sa récente noblesse, en achetant les fiefs de la Ramée en 1675, puis la fiefferme de Trévières peu après.
Ses descendants devaient compléter l‘œuvre en achetant les fiefs de la luzerne et de Méhérant.
Ainsi naît en 1693, au profit de cette famille Pellot, le conté de Trévières : mais les nouveaux seigneurs y résidèrent peu et restèrent avant tout parisiens.
Dans l‘ancien régime, Trévières n‘a pas de rôle administratif notable, sauf sur le plan religieux.
Au civil, elle relève de la sergenterie de Cerisy, dans l‘élection de Bayeux.
En revanche, son curé est à la tête d‘un doyenné qui comprend 35 cures, dont 5 enclavées dans le diocèse de Coutances (« l‘exemption de Sainte Mère-Église »).
C‘est la révolution que va lui donner sa vacation administrative, en la plaçant à la tête d‘un canton en 1790.

 

Tout au long du XIXe siècle, Trévières s‘installe dans ce chef-lieu de canton, au cœur d‘une région profondément rurale.
Peu à peu, elle se dote d‘une justice de paix, d‘une gendarmerie, d‘un bureau de poste, tandis que ses marchés hebdomadaires attirent les producteurs de viande et les produits laitiers d’ne région délibérément tournée vers l‘élevage.
Avec son notariat (où officie le grand-père d‘Octave Mirbeau), ses comices, ses foires, ses médecins, son pharmacien, ses écoles, Trévières devient alors un chef lieu au plein sens du terme, comme peuvent l‘être le Yonville de Madame Bovary ou le Canisy de Jean Follain.

Préface écrite par Roger Jouet , ancien Maire de Trévières, vice-président du conseil Général, historien,
pour la publication d‘un album souvenir sur la commune de Trévières. Collection belle Epoque aux éditions OREP.

Héraldique

Les armes de la commune de Trévières se blasonnent ainsi :

Blason de Trévières

  • De sable aux trois cotices d’or.
Blason Trévières

Blason de la commune de Trévières, Calvados, France : de sable aux trois cotices d’or. 15 juillet 2010 Source wikipedia Travail personnel Auteur Chatsam

Il s’agit des armes de la famille Pellot, comtes de Trévières dès 1693

Source Wikipedia

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