5 septembre 2018

1675 – 1769 Comté des PELLOT

 

Claude PELLOT (né … décédé en 1683) , parent et ami de COLBERT a été le premier Président du Parlement de Normandie à ROUEN (76) de 1670 à 1683.

 

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Le 16 mars 1675, Claude PELLOT a pu acheter la seigneurie de « La Ramée » à TRÉVIÈRES (14). Peu après, il s’est rendu acquéreur de diverses autres terres, dont la « Fief-ferme de Trévières »,  pour présenter en 1677, une requête sollicitant l’autorisation de réunir ses terres au « Fief de La Ramée » et de faire ériger le tout en Châtellenerie.

Le 1er septembre 1681, il a acquis le « Franc-Fief de L’Etang« , par échange avec les moines de MONTEBOURG (50) qui abandonnèrent leur cure successorale, depuis quatre cents ans (1284 – 1681), en un patronage laïc pour le « Fief de Saint Floxel ».

En vertu de cette nouvelle acquisition, Claude PELLOT pouvait se qualifier de seigneur et patron de la paroisse de TRÉVIÈRES en nommant les desservants de l’Église catholique.

Puis, il obtint le droit de créer un marché les mardi et vendredi de chaque semaine, la création de deux foires : le 14 juin pour la Saint Aignan et le 5 novembre pour l’autre. 

 

En août 1693, Claude François PELLOT (1645 – 1769), deuxième du nom, poursuivit l’œuvre de son père en achetant les Fiefs de « La Luzerne » et « du Méhérant » pour faire ériger son nouveau territoire en « Comté de TRÉVIÈRES« .

 

 

Ainsi, il pu obtenir un droit de justice lui permettant de trancher, par le biais d’une petite organisation judiciaire, tous les conflits survenant dans sa circonscription. 

 

Il en résulte que TRÉVIÈRES : 

  • n’avait pas de rôle administratif notable,
  • relevait militairement de la Sergenterie de CERISY (50), 
  • avait un curé à la tête d’un doyenné qui comprenait 35 cures, (dont 5 enclavées dans le diocèse de COUTANCES 50), à l’exemption de SAINTE MERE EGLISE (50).

 

Il faut donc expliquer que Claude François PELLOT incarnait, par l’étendue de ses domaines,  par ses droits religieux et par ses privilèges judiciaires ou fiscaux, la réalité d’un monde seigneurial, qui s’effondra un siècle plus tard dans la tourmente révolutionnaires mais sur lequel les différentes municipalités jetèrent les bases du village d’aujourd’hui.

 

Publication de JEANNE Erick

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