11 juin 2018

1260 – 1992 Le Beau MOULIN

 

A peu de distance du bourg de TRÉVIÈRES (14), dans un hameau en bordure de la rivière La Tortonne, se situe le « Beau Moulin », autrement dit le « Moulin du Bosq ».

La Tortonne est un affluent de la rive gauche de l’Aure Inférieure. Elle naît à LE TRONQUAY (14), arrose SAON (14), RUBERCY (14) et arrive au Sud de TREVIERES (14) au « Pont des Grands Prés », en amont de l’ancien « Moulin de Dungy », également du « Fief de L’Étang ».

Ce moulin était la propriété du Roi de France.

En 1260, Saint Louis le donna à Gillebert de TRÉVIÈRES, qui le céda en 1284 aux Moines de l’Abbaye de MONTEBOURG (50) jusqu’en 1681 .

En 1684, Claude PELLOT (2ème du nom) fit reconstruire le « Moulin du Bosq ». Le moulin a d’ailleurs vécu plusieurs remaniements : sa partie droite est rehaussée et la façade noble a subi des modifications de percements. Enfin des constructions parasitaires sont venues encombrer sa cour et masquer en partie sa façade.

Cette évolution montre un déséquilibre dans la bâtiment au profit de l’habitat, qui se situait d’un côté ; tandis que l « industrie », de l’autre, ne subissait aucun remaniement.

Toutefois, le 03-09-1927, le Beau Moulin est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques pour ses façades et toitures.

En 1948, le moulin a perdu son usage industriel et son mécanisme et, faute d’un entretien régulier, il est tombé dans un état de péril.

Mais à l’occasion du concours national des « Vieilles Maisons Françaises », il remporta le premier prix en 1981. De ce fait, grâce à l’intervention et à la collaboration de son nouveau propriétaire et du service des Bâtiments de France, le « Beau Moulin » a pu être consolidé.

Parallèlement, depuis 1987, l’état de vétusté de cet édifice a été dénoncé, pour obtenir un classement complet aux Monuments Historiques en 1992, avec son bief de 3 kilomètres.

« Le Beau Moulin » de TRÉVIÈRES (14) n’est pas un moulin ordinaire. D’une part, il présente un intérêt d’être daté (1684), ce qui est rare pour un édifice à caractère artisanal sous l’Ancien Régime. D’autre part, il est orné d’un faux avant-corps central plein de saveur, inspiré de l’architecture baroque et apparenté à certaines constructions du Bessin.

 

Publication de JEANNE Erick

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