8 juillet 2017

1204 – 1674 Fief de La RAMEE

 

Nous ne savons pas quand les d’ÉSCAJEUL, (originaires de MEZIDON) se fixèrent chez nous sur « La Motte de la Ramée ».

Mais lors de la prise de BAYEUX (en 1204) par Philippe Auguste : Capétien et Roi de France, la Normandie fut donc rattachée à la couronne de France et les nobles Normands durent choisir entre leurs terres métropolitaines ou celles d’Angleterre.

A cette époque, la Ramée était devenue un quart de Fief relevant du Roi, avec des extensions dans les paroisses de BERNESQ – BRICQUEVILLE – RUBERCY – MANDEVILLE – ENGRANVILLE – FORMIGNY – BAYNES et COUVAINS.

 

Photo Fief de la Ramée

 

En 1209, Richard d’ÉSCAJEUL, fils de Jehan était le seigneur des lieux, avec la Chapelle dédiée à Sainte Avoye.

En 1266, Thomas d’ÉSCAJEUL fit accord avec le Prieur de DEUX JUMEAUX au sujet du Moulin sur la rivière de l’Esque (moulin de la Ramée), puis avec Guillaume de TREVIERES pour un autre moulin (peut être celui du moulin du Fossé aux Gosnons).

En 1306, Thomas d’ÉSCAJEUL fut présent aux Assises de BAYEUX. En 1317 il était en procès avec les moines de MONTEBOURG au sujet du moulin de l’Etang (Beau Moulin). Bon et reconnaissant, il a fait des dons pour les Hôpitaux de BAYEUX et de CAEN (14).

A l’été 1348, la peste noire apparu. 

En 1363, les Anglo Navarrais se sont emparés du Fort de la Ramée, où ils en ont fait une base pour ravager la région. Grâce à Henri de COLOMBIERES et au concours de DUGUESCLIN, la forteresse fut reprise aux Anglais en juillet 1364.

L’insuffisance et la mauvaise qualité d’alimentation, le manque d’hygiène, engendrèrent une nouvelle peste en 1369. La valeur des terres subit alors une dépression énorme, faute de personnes pour s’en occuper.

En 1413, Henri V fut proclamé roi d’Angleterre et en 1417, il débarquait sur CAEN avec 47.000 hommes. Appauvris, les alentours se rendirent les uns après les autres, sans lutter. La Ramée, principale forteresse, fut investie fin septembre 1417 et la population se retrouva à nouveau sous le joug Anglais. Jeanne de CALEVILLE (veuve de Jean d’ÉSCAJEUL) réussit à conserver la jouissance de son domaine en se soumettant à l’Anglais, alors que son petit-fils Robin (ou Robert) d’ÉSCAJEUL restait fidèle à la cause nationale.

 

Page en construction

 

La mort d’Hervé d’ÉSCAJEUL, en 1674, amène de notables modifications dans la paroisse. Il était décédé avec une situation de fortune embarrassée et sa terre, mise en décret, fut achetée le 16 mars 1675 par Claude PELLOT, premier Président au Parlement de Normandie à ROUEN (76).

 

Publication de JEANNE Erick

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